La Libération

Le 25 août 1944, à 11 heures, cinq sapeurs-pompiers entament l'ascension de la Tour Eiffel, sous les tirs nourris des Allemands, avec un drapeau tricolore confectionné au moyen de draps teintés et cousus. Arrivés sur la troisième plate-forme, ils envoient les couleurs. Il est 12 heures 50. Le drapeau français flotte à nouveau sur Paris.

TOUS LES LIEUX

En jaune, les lieux les plus intéressants

1Rue Vulpian

18, rue Vulpian - 75013 Paris

Le 13 août 1944, au 18 rue Vulpian, domicile de Maurice Torchy, se réunit le Front national de la Police (FNP), proche du PCF. Il décide de lancer un mot d'ordre de grève générale des policiers à partir du 15 août.
Cette grève est une réponse 
au récent désarmement de trois commissariats de banlieue par l'état-major allemand, peu satisfait des policiers parisiens qui ont laissé de grandes manifestations patriotiques se dérouler, le 14 juillet, sans réagir.
Les Allemands sont habitués, depuis quatre ans, à plus de collaboration de la part de la Police française. Mais le vent tourne...

La grève sera très suivie, tout comme celle des cheminots, et sera le prélude à l'insurrection de Paris.
Une plaque sur la façade rappelle cet évènement.

2Rue Chapon

48, rue Chapon - 75003 Paris

Le 14 août 1944, lors d'une réunion rue Chapon, le Comité de Libération de la Police (CLP) est créé. La grève est lancée : les agents restent en civil, tout en conservant leur arme administrative, leur tenue et leur « carte de réquisition » qui leur permet d’attester de leur appartenance à la police.

3Quai de Conti

5, quai de Conti - 75006 Paris

Jean Teissier, baron de Marguerittes, est né le 1er juin 1882 à Constantine. Devenu colonel et résistant sous le nom de Lizé, il installe son PC, 17 août 1944 au matin, au 1 rue Guénebaud, au coin du quai de Conti. De là, il pilotera plusieurs opérations, en particulier la prise des locaux de Radio-Paris. 
Une plaque lui rend hommage à l'angle de la rue Guénebaud et du quai de Conti.

4Avenue de St Mandé

41, avenue de Saint-Mandé - 75012 Paris

Charles Tillon a pris part à la Résistance pendant la guerre, en tant que fondateur et commandant en chef des FTPF (Francs tireurs et partisans français). Il tenait son QG à cette adresse.

5Avenue d'Italie

116, avenue d'Italie - 75013 Paris

État-major des FTPF de la région de Paris à la veille de la Libération, c’est du 116, avenue d'Italie que fut lancé l’ordre du jour de l’insurrection parisienne le 17 août 1944.

6Rue de Bellechasse

41, rue de Bellechasse - 75007 Paris

Le 19 août 1944, Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance (CNR), et André Tollet, président du Comité parisien de la Libération (CPL), lancent l’appel à l’insurrection nationale de cet immeuble de la rue de Bellechasse.

7Avenue de la Bourdonnais

39, avenue de la Bourdonnais - 75007 Paris

En août 1944, le général Alfred Malleret, dit Joinville, chef de l’état-major national des FFI, le commandant Raymond Massiet, dit Dufresne, chef de l’état-major des FFI de la Seine et le commandant Jean de Vogüé, dit Vaillant, chef du Comité d’action militaire pour la zone Nord, dirigent l’insurrection depuis cet immeuble. Ce lieu a aussi été le PC clandestin des FFI de Paris, ainsi qu'un dépôt d’armes et de presse du Mouvement de libération nationale.

8Rue de Meaux

66, rue de Meaux - 75019 Paris

L’état-major des FFI avait préparé un PC annexe dans un magasin de la Défense passive rue de Meaux. C'est de là que le 19 août 1944, dans l’après midi, Rol-Tanguy transfère son poste de commandement au 9 rue Schoelcher.

9Rue Raymond Losserand

37, rue Raymond Losserand - 75014 Paris

En 1944, la rue Raymond Losserand s'appelait rue de Vanves : pendant toute la guerre, Joseph Lacan mit son café à la disposition de “ceux qui font quelque chose”. De nombreuses réunions clandestines s'y tinrent.

Plaque commémorative
Plaque commémorative

10Denfert-Rochereau

4, avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy - 75014 Paris

Dans l'après-midi du 19 août, le colonel Rol-Tanguy, chef des FFI d'Ile-de-France, installe son poste de commandement dans un souterrain de l'immeuble du service des eaux, place Denfert-Rochereau. Il dispose ainsi d'un réseau téléphonique indépendant, relié aux différents postes d'égouts de la capitale. C'est de là qu'il commande l'insurrection parisienne.
Une plaque rappelle cet évènement sur le pavillon ouest de la Barrière d'enfer, celui de droite quand on s'engage dans l'avenue du Général Leclerc (actuellement en travaux). Une autre se trouve dans le hall de la station de RER, sur la droite.

Attention : les lieux sont en grands travaux. Ils accueilleront bientôt le musée de la Résistance.

11Rue Victor Schoelcher

9, rue Victor Schoelcher - 75014 Paris

Le 9 rue Victor Schoelcher était en 1944 l'entrée d’un abri de la Défense passive relié aux Catacombes, et donc au QG de Rol-Tanguy. Il constituait un second accès.
En février 2013, une plaque a été posée sur la façade de l'immeuble.

12Rue Gandon

34, rue Gandon - 75013 Paris

Le colonel Pierre Georges dit Fabien, chef des FTP du Sud de Paris, a installé son PC au 34, rue Gandon. De là, il peut diriger des actions de guérilla urbaine contre les Allemands. Le 25 août, il participera avec ses troupes épaulées par la 2ème Division blindée à la prise de la garnison du Sénat.

13Rue de Crimée

36, rue de Crimée - 75019 Paris

Au 36 rue de Crimée, était installé le siège du Commandement du secteur Nord des F.F.I. de Paris, qui ont pris une part active aux combats de la libération de Paris, du 19 au 25 août 1944.

14Préfecture de Police

9, rue de la Cité - 75004 Paris

Le 19 août au matin, deux mille policiers résistants s'emparent de la Préfecture de Police, hissent le drapeau tricolore sur le toit, et engagent le combat avec les Allemands. Ils démettent le préfet collaborateur Bussière auquel succède Charles Luizet, gaulliste de la première heure. Malgré les mitrailleuses lourdes envoyées par les Allemands, les canons, les chars et les obus qui explosent dans la cour, la Préfecture repousse les attaquants. Les combats se poursuivront jusqu’au 25 août. 167 policiers seront tués durant ces 6 jours.

Deux plaques rappellent cet épisode d'Histoire, posées l'une et l'autre un 25 août :
- une au 7, boulevard du Palais, posée en 2004
- une au 9, rue de la Cité, posée à gauche de la porte en 2014.

15Bourse du Travail

3, rue du Château d'Eau - 75010 Paris

La Bourse du Travail est libérée, le 20 août au matin, par des militants de la Bourse.
La libération de ce lieu symbolique ne se fait pas sans peine. L’artillerie de la Caserne Prince Eugène, située sur l’actuelle place de la République, ouvre le feu, et les résistants doivent évacuer le bâtiment. Ils reviennent mieux armés et reprennent la Bourse.

16Hôtel de Ville

Place de l'Hôtel de Ville - 75004 Paris

Le 20 août, la "maison commune des Parisiens" est libérée sans grande difficulté par les FFI de Léo Hamon avec l’aide de quelque 200 agents résistants. L’après-midi, Marcel Flouret, le nouveau préfet, s’installe.
Le drapeau tricolore flotte sur l’Hôtel de Ville.

C'est là que s'installe le 23 août le Comité Parisien de Libération présidé par un syndicaliste communiste, André Tollet.
Le 24 au soir, la première colonne des soldats de Leclerc y arrive, avec trois chars et une quinzaine de half-tracks.

C'est aussi là que le 25, à 19h15, de Gaulle apparaît dans son uniforme kaki et prononce sa célèbre allocution ("Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré !") avant de saluer la foule massée sur l'esplanade depuis une fenêtre dont il a enjambé la barre d'appui.

Aujourd'hui, l'esplanade devant la Mairie porte de nom d'Esplanade de la Libération.
A l'angle de la rue de Rivoli, une plaque commémore ces moments d'Histoire. Au dessus : des traces des combats.
Sur l'esplanade, devant la Mairie, une autre plaque relative à la Croix de la Libération décernée à Paris.

Aux alentours, on trouve deux marques de reconnaissance aux libérateurs de Paris  :
- le Jardin des combattants de la Nueve : républicains espagnols, antifascistes qui composaient majoritairement la 9ème Compagnie de la 2ème DB arrivée la première à l'Hôtel de Ville en juin 1944. Il est situé en bordure de l'Hôtel de Ville, côté Seine.
- et un médaillon, quai de l'Hôtel de Ville, sur le mur de la caserne Lobau, qui fait référence à la colonne Dronne, du nom du Capitaine qui la dirigeait.

17Le Grand Palais

3, avenue du Général Eisenhower - 75008 Paris

Le 23 août, alors que la 2e DB s’ébranle vers Paris, Von Choltitz reçoit l’ordre d’Hitler d’opérer le maximum de destructions.
Pour déloger un groupe de policiers résistants cernés dans le Grand Palais, les Allemands "téléguident" sur le monument un engin à chenilles bourré d'explosifs. La déflagration est énorme. L'incendie se propage, alimenté par la paille utilisée pour la ménagerie d'un cirque installé sous la nef.
Le bâtiment brûle pendant 48h et les dégâts sont importants.

18Angle rue de Crimée - rue Manin

93, rue Manin - 75019 Paris

A l'angle de la rue de Crimée et de la rue Manin, a été posée une plaque en mémoire de la capture d'un train allemand par le détachement FFI et FTPF le 23 août 1944. L’opération avait réussi mais causé de lourdes pertes
En contrebas, sur le mur qui borde la voie ferrée, on peut admirer une fresque commémorative de la Résistance. On y distingue Madeleine Riffaud, résistante FFI.

19Porte d'Orléans

Porte d'Orléans - 75014 Paris

Le 25 août au matin, un magnifique soleil éclaire la capitale. Les colonnes de la 2e D.B. menées par le Général Leclerc entrent dans Paris par la Porte d'Orléans.
Un premier monument en leur honneur avait été inauguré à la porte d'Orléans le 24 août 1969 par Georges Pompidou. Jusqu'à ce qu'août 1977, un mystérieux attentat détériore le monument.
En 1997, un nouveau monument en l'honneur du Maréchal Leclerc a été érigé.
A côté, le square du "Serment de Koufra" : en référence à la promesse de Leclerc, faite à Koufra en Lybie en 1941, de n'arrêter le combat qu'une fois que le drapeau français flotterait sur Strasbourg. Promesse tenue.
Pour info : on peut voir une plaque commémorative de cette promesse au Musée de l'Ordre de la Libération, aux Invalides.

La place de la porte d'Orléans porte aujourd'hui le nom de "Place du 25 août 1944".

20Tour Eiffel

Champ de Mars - 75007 Paris

Le 25 août, un commando de 6 sapeurs-pompiers de Paris, emmenés par le capitaine Sarniguet, parvient à hisser le drapeau tricolore au sommet de la tour Eiffel malgré les tirs allemands. Ils veulent ainsi laver l'affront subi en 1940 lorsqu'un pompier avait été contraint de le retirer.
Ce drapeau avait été confectionné à l'aide de 6 draps teintés en bleu-blanc-rouge et cousus par des femmes des sous-officiers de la caserne Dupleix.

Une plaque commémorative apposée au 3e étage de la Tour Eiffel rappelle cet exploit.

21Place de l'Etoile

Place de l'Etoile - 75008 Paris

Le 25 août, les hommes de la 2e DB attaquent l'hôtel Majestic. Les Allemands se rendent et sont emmenés à l'Arc de Triomphe où les pompiers ont hissé un immense drapeau tricolore.
Le lendemain, le 2
6 août, le général de Gaulle, accompagné des généraux Koenig, Juin et Leclerc, se rend sur place. Il ranime la flamme, et fleurit la tombe du Soldat inconnu. 
Sous l'Arc de Triomphe, une plaque au sol commémore l'Appel du 18 juin.

22Montparnasse

Gare Montparnasse - 75015 Paris

Dès le 25 août, Leclerc installe son poste de commandement à la Gare Montparnasse. C'est là qu'est amené le Général Von Choltitz pour signer la reddition allemande. De Gaulle passe un moment sur place pour rencontrer Leclerc.

On peut voir deux plaques qui marquent cet événement : une au rez-de-chaussée de la gare, en entrant sur la droite ; et une tout en bas du Centre commercial, sur la place du 18 juin 1940, au niveau du magasin C&A.

23Hôtel de Brienne

14, rue Saint-Dominique - 75007 Paris

Dès le 25 août, De Gaulle s'installe à l'Hôtel de Brienne, dans le bureau qu'il avait occupé en 1940 en tant qu’éphémère sous-secrétaire d’Etat à la guerre. C'est là également que siègera le gouvernement provisoire de la France.
L'endroit est accessible au public dans le cadre de visites thématiques. 

24Champs Elysées

Place Clémenceau - 75008 Paris

Le 26 août 1944, dans l'après midi, De Gaulle descend à pied les Champs-Elysées, sous les acclamations d’une foule de Parisiens en liesse. "Ah ! C'est la mer ! Une foule immense est massée de part et d'autre de la chaussée. Peut-être 2 millions d'âmes. Je vais donc, ému et tranquille, au milieu de l'exultation indicible de la foule" écrira-t-il plus tard dans ses Mémoires de guerre.
Place Clémenceau, au niveau du Grand Palais, une statue de De Gaulle est aujourd'hui érigée, en face de celle de Clémenceau.

25Notre Dame

6, parvis Notre-Dame - 75004 Paris

Après avoir descendu les Champs-Elysées à la tête d’un défilé triomphant, le 25 août, De Gaulle vient se recueillir un moment à Notre-Dame.
Des coups de feu détonnent alors que le général entre dans l’église, imperturbable. Les Parisiens se cachent, avant que le silence revienne. Qui étaient ces tireurs isolés ? On n’a jamais élucidé ce mystère.

Dans l'église, De Gaulle et les principaux acteurs de la Libération chantent un Magnificat.
On en a le souvenir grâce à une plaque située sur place, derrière la statue de Jeanne d'Arc, au niveau du transept, sur la droite de l'église.

Le 15 avril 2019, Notre-Dame a été ravagée par un violent incendie. Les visites de la cathédrale sont donc suspendues pour un bon moment...

26Musée de l'Armée

129 Rue de Grenelle, 75007 Paris

Le musée de l'Armée - dans la Cour des Invalides - fait évidemment référence à la Libération de Paris, avec une salle dédiée à l'évènement.
De même que le musée de l'Ordre de la Libération, intégré au musée de l'Armée.

27Musée de la Préfecture de Police

4, rue de la Montagne Sainte Geneviève - 75005 Paris

Au musée de la Préfecture de Police, un espace est consacré à la Libération de Paris.
La visite est gratuite.

2018-02-05 14:03:00