Les Jeux Olympiques

Les Jeux Olympiques modernes et Paris sont intimement liés. Leur initiateur, le baron Pierre de Coubertin, est d'abord un vrai Parisien. C'est dans sa ville qu'il en a défini les règles et établi les instances. En outre, Paris est à ce jour - avec Londres - la seule ville trois fois organisatrice des Jeux d'été : en 1900, en 1924, et bientôt en 2024.

TOUS LES LIEUX

En jaune, les lieux les plus intéressants

1Rue Oudinot

20, rue Oudinot - 75007 Paris

Au 20 rue Oudinot est né Pierre de Coubertin le 1er janvier 1863.
Il est le quatrième enfant d’une famille noble et aisée d’origine italienne. Enfant, sa principale compagne de jeux est sa sœur aînée Marie de Coubertin. À cette époque, il découvre le sport et ne s’en lassera jamais.
Il effectue sa scolarité à l’école libre jésuite Sainte Ignace, où il assiste au cours d’histoire du Père Caron qui suscite chez lui une passion pour l’Antiquité et les Jeux Olympiques.

De cette période de son enfance, reste une plaque sur la façade qui y fait référence.

2Sorbonne

47, rue des Écoles - 75005 Paris

C'est en juin 1894 que se joue l'acte fondateur de l'histoire olympique, avec la tenue du "Congrès pour le rétablissement des Jeux Olympiques" qui s'ouvre le 16 juin, devant près de 2000 personnes réunies dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne.
20 ans plus tard, en 1914, la Sorbonne accueille à nouveau le VIe Congrès olympique, consacré aux règlements olympiques, précurseurs de la Charte olympique en présence de Raymond Poincaré, président de la République. Pierre de Coubertin y présente pour la première fois le drapeau olympique.
Aujourd'hui, des visites de la Sorbonne sont possibles, sur réservations.

3Place de la Concorde

6, place de la Concorde - 75008 Paris

C’est place de la Concorde - dans les locaux de l'Automobile Club de France - que, le jeudi 17 janvier 1907, les membres français du ClO (dont Pierre de Coubertin) décident la constitution d’un Comité Olympique Français pérenne, et non plus éphémère comme jusqu'alors. Il constitue le véritable ancêtre du Comité national olympique et sportif français actuel.

6, place de la Concorde
6, place de la Concorde

4Croix Catelan

Chemin de la Croix Catelan - 75016 Paris

En 1900, les Jeux Olympiques comptent 23 épreuves d’athlétisme qui se déroulent toutes à la Croix Catelan. C'est là également que s'élancera et se terminera le marathon. Au même endroit, ont lieu aussi des épreuves plus originales comme le tir à la corde.

5Champs de Mars

Champ de Mars - 75007 Paris

En 1900, les épreuves de fleuret et de sabre, sports éminemment français, occupent une place de choix aux Jeux Olympiques. Elles sont disputées dans la salle des fêtes de l'exposition universelle, dont il ne faut pas oublier qu'elle se déroule en même temps que les Jeux Olympiques, sur le Champ de Mars.

6La Cipale

51, avenue de Gravelle - 75012 Paris

La Cipale abritait, pour les Jeux Olympiques de 1900, les épreuves de cyclisme, gymnastique, tir à l'arc, football et rugby. Lieu emblématique, elle est bel et bien le véritable stade Olympique de ces Jeux de 1900. En 1924, elle est de nouveau site olympique, mais uniquement pour le cyclisme cette fois.
Entre 1968 et 1974, le Tour de France s'achevait à la Cipale avant sa migration sur les Champs Elysées à partir de 1975.

Elle porte aujourd'hui le nom de Vélodrome Jacques Anquetil.
C'est un lieu unique, un peu hors du temps, très calme, niché dans la verdure. Une salle de spectacle - le Forest Club - est installée dans la tribune principale.

7Jardin du Luxembourg

Jardin du Luxembourg - 75006 Paris

Au Jardin du Luxembourg, se déroule en 1900 le concours de longue paume, dans la salle de paume du Sénat. Il n'attire que des équipes françaises : vingt-neuf en tout. Les matches ont lieu sous un soleil de plomb. La société de Longue Paume de Paris domine trois des quatre épreuves.

Longue paume au Luxembourg
Longue paume au Luxembourg

8Place de Breteuil

Place de Breteuil - 75007 Paris

En 1900, les concours d'équitation sont pris en charge par la Société hippique française. Ils sont parmi les mieux financés et disputés place de Breteuil, où un hippodrome éphémère est construit.

9Jardin des Tuileries

Jardin des Tuileries - 75001 Paris

Au Jardin des Tuileries, se déroulent à l'occasion des Jeux olympiques de 1900, les concours d’épée.
Les épreuves durent quinze jours dans le cadre agréable de la terrasse du Jeu de Paume. Les Français y excellent. En particulier Albert Ayat, champion olympique en épée et en épée amateur.

10Piscine des Tourelles

148, avenue Gambetta - 75020 Paris

Construite pour les Jeux Olympiques de 1924, la piscine des Tourelles a été le lieu des exploits de Johnny Weissmuller, nageur américain qui interprétera par la suite Tarzan dans plusieurs films des années 1930 et 1940.
La piscine a été rebaptisée piscine Georges-Vallerey en 1959, en hommage au nageur du même nom, décédé en 1954.

Rénovée dans les années 1980, elle est toujours en activité aujourd’hui. Sur sa façade, le sigle olympique rappelle son glorieux passé.

11Grand Palais

3, avenue du Général Eisenhower - 75008 Paris

En 1924, la peinture, l'architecture, la sculpture, la musique et la littérature comptaient parmi les disciplines en compétition. Elles avaient lieu au Grand Palais. Parmi les membres des jurys figuraient des artistes reconnus comme Henry de Montherlant, Paul Claudel, Maurice Ravel ou Fernand Léger. Les médaillés de ces épreuves, en revanche, ne sont pas passés à la postérité.

12Stade Bergeyre

76, rue Georges Lardennois - 75019 Paris

La butte Bergeyre est une ancienne carrière de gypse, dans le jardin des Buttes Chaumont. C'est d'abord un parc d'attractions. Ensuite, en 1918, on y construit un stade en hommage à Robert Bergeyre, joueur de rugby mort pendant la Première Guerre. Il accueillera quelques matches de football des Jeux Olympiques de 1924, avant d'être rasé en 1926.

La butte Bergeyre est aujourd'hui devenue un quartier résidentiel. On y accède par une rue pavée qui serpente. En haut, vue magnifique sur le Sacré Cœur. Des jardins collectifs aménagés finissent de donner à l'endroit un charme campagnard, loin de l'agitation de la ville, en bas.

13Bagatelle

Route de Sèvres à Neuilly - 75016 Paris

Le parc de Bagatelle accueille une seule épreuve de polo lors des Jeux Olympiques de 1924 : la rencontre Grande Bretagne-France. Les autres se déroulent à St Cloud. L’Argentine, les États-Unis et la Grande Bretagne montent sur le podium. La France est 5ème.

Même s'il n'a pas gardé de trace de cet événement, le parc de Bagatelle est, par ailleurs, un jardin botanique, où l'on peut faire de superbes balades, en particulier dans la roseraie au printemps.

Bagatelle
Bagatelle

14Stade Pershing

Route Bosquet Mortemart - 75012 Paris

Le stade Pershing, dans le bois de Vincennes, accueille plusieurs matches de football et de rugby lors des Jeux Olympiques de 1924.
L’enceinte d’origine du stade a été détruite dans les années 60.
Le site est aujourd'hui devenu un espace multisports sur lequel se pratiquent le football, le basket, le volley, le handball, le baseball, le softball et l’athlétisme.

15Le Vel d'Hiv

Rue Nélaton - 75015 Paris

Le Vel d'hiv - construit en 1909 - reçoit les compétitions de lutte, de boxe et d'haltérophilie en 1924.
En boxe, de nombreux incidents émaillent les combats, et le jury doit souvent intervenir. 
Les finales de lutte gréco-romaine sont un succès : elles attirent près de mille sept cents spectateurs. Le Français Henri Deglane s'y illustre. Et en haltérophilie, le public aussi se presse pour admirer - entre autres - l'Italien Pierino Gabetti, champion olympique des poids plumes.

Le Vel d'hiv a été détruit en 1959. Il aura été entre temps le théâtre de la rafle du 16 juillet 1942, de triste mémoire.
Une plaque sur le lieu de son ancien emplacement rend hommage aux victimes. Ainsi qu'un monument sur les quais, un peu plus haut. 
On trouve aussi un rappel de ce triste épisode dans la station de métro Bir Hakeim.

16Hippodrome d'Auteuil

Route d'Auteuil aux Lacs - 75016 Paris

En activité dès 1873, l’hippodrome d'Auteuil est équipé de nouvelles tribunes et d’une piste extérieure de steeple en 1924. Il accueille toutes les épreuves d’équitation lors des Jeux Olympiques.

17Quai St Exupéry

27, quai Saint-Exupéry - 75016 Paris

Les compétitions de pelote basque aux Jeux Olympiques de 1924 ne réunissent que deux concurrents : la France et l’Espagne. Les Français termineront... deuxièmes à chaque épreuve, rapportant quand même trois médailles d’argent à la France.

Aujourd’hui, le fronton est toujours utilisé.
Tout en haut du mur ocre figure en noir et en lettres arrondies l'inscription "1924". Finalement la seule marque concrète, aujourd'hui visible, du passage des Jeux à Paris.

18Chapelle des Missions étrangères

128, rue du Bac - 75007 Paris

A la Chapelle des Missions étrangères, on peut admirer "Le départ des missionnaires" sur la gauche en entrant : un tableau de Charles de Coubertin, sur lequel figure son petit frère - Pierre - enfant, avec leur sœur Marie.
Une présence assez inattendu en cet endroit.

19Musée d'Art moderne

11, avenue du Président Wilson - 75116 Paris

Le musée d'Art moderne conserve, dans ses collections, de nombreuses œuvres représentant les sports olympiques, qu'ils soient encore pratiqués ou disparus.
Mais attention : le musée est en travaux jusqu'à l'automne 2019, avec une surface d'exposition restreinte.
Ces dessins ne sont pas exposés durant cette période.

20Musée Bourdelle

18, rue Antoine Bourdelle - 75015 Paris

Le musée Antoine Bourdelle conserve, dans ses collections, plusieurs affiches dessinées par le sculpteur pour annoncer les Jeux de 1924. Car Bourdelle était aussi peintre à ses heures...
Mais ses affiches ne seront finalement pas retenues pour la promotion des JO.

Attention : ces affiches ne sont pas toujours présentées au public.

21Musée Carnavalet

16, rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris

Plusieurs objets, dessins et illustrations des Jeux Olympiques sont exposés au musée Carnavalet.
Attention : le musée est actuellement fermé pour travaux, jusqu'à fin 2019.

22Avenue Pierre de Coubertin

1, avenue Pierre de Coubertin - 75013 Paris

Inaugurée le 22 mars 1994, la rue - qui porte le nom du rénovateur des Jeux Olympiques - accueille le siège du CNOSF, ainsi que la Fédération française d'athlétisme. Juste à côté, le stade Charlety mérite un détour.

2018-01-31 14:03:00